Un grand thé mal conservé devient vite un thé ordinaire. Les feuilles sont délicates et absorbent tout ce qui les entoure. Bonne nouvelle : avec quelques règles simples, vous préserverez leurs arômes des mois durant.
Les quatre ennemis du thé
- La lumière : elle dégrade les composés aromatiques. Conservez le thé à l’abri, dans un contenant opaque.
- L’air : l’oxygène fait perdre fraîcheur et parfum. Limitez l’ouverture et chassez l’air du contenant.
- L’humidité : ennemie n°1, elle peut provoquer des moisissures. Le thé doit rester au sec.
- Les odeurs : le thé est une éponge à parfums. Tenez-le loin des épices, du café ou des produits ménagers.
Le bon contenant
Privilégiez une boîte hermétique et opaque (métal ou céramique). Évitez le verre transparent en pleine lumière et les sachets plastiques fins. Rangez la boîte dans un placard, à température ambiante stable — surtout pas au réfrigérateur, où l’humidité et les odeurs feraient des ravages.
Combien de temps se garde un thé ?
En règle générale, consommez les thés verts et blancs dans l’année pour profiter de leur fraîcheur. Les thés noirs et oolongs torréfiés se gardent plus longtemps. Quant au pu-erh, c’est l’exception qui confirme la règle…
Le cas particulier du pu-erh : le faire vieillir
Le pu-erh ne se « périme » pas : il se bonifie. Pour le faire vieillir, il a besoin d’un peu d’air et d’une humidité légère et stable — l’inverse exact des autres thés. On le conserve idéalement enveloppé dans son papier d’origine, dans un endroit aéré, à l’abri des odeurs fortes. Avec les années, un Sheng gagne en profondeur et en douceur.
En résumé
Opaque, hermétique, au sec et loin des odeurs : voilà la formule. Vos thés d’exception vous le rendront tasse après tasse.
